Je me souviens d’un temps où les ventouses faisaient partie de la panoplie des accessoires que toute bonne mère de famille se devait de savoir manier. Aucune bronchite ne résistait au coup de main rapide et précis de maman, et dès le lendemain matin, nous étions sur pied pour retourner jouer ! Même papa devait y passer !
La Sécurité Sociale n’en était qu’à ses balbutiements… La médecine officielle était réservée aux gens fortunés. Parce que le médecin coûtait cher, chaque famille y allait de ses recettes de grand-mère, et l’usage des ventouses était répandu aussi bien en milieu rural que citadin.
C’était l’auxiliaire indispensable, que la démocratisation des soins médicaux et le boum des antibiotiques ont depuis largement relégué aux oubliettes.
Cette tradition, riche en échanges humains, basée sur la confiance et se préoccupant peu de prouesses techniques, a fort heureusement survécu à travers les siècles. Sa simplicité, son efficacité en font un allié de choix dans la lutte contre la douleur, la remise en circulation de l’énergie. Elle contribue ainsi au bien-être du patient.
C’est la formation entreprise récemment en Tuina qui m’a permis de découvrir, avec un peu d’étonnement au début, je dois bien l’avouer, puis un intérêt croissant, que les ventouses avaient un très large spectre d’applications thérapeutiques !
Depuis que j’ai décidé de les étudier plus en détail, et de les appliquer régulièrement afin de forger ma propre expérience, je me dois de reconnaître que, pour mes patients comme pour moi, il y a le temps d’avant …et le temps d’après…
Elles sont désormais le complément indispensable de tous mes massages, calmant les douleurs, tonifiant les énergies en berne, libérant les tensions, soulageant des articulations enflées…
Mais entrons ensemble dans cet univers étonnant !
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